A propos de ce blog

C'est durant ma petite enfance que j'ai découvert l’œuvre de Georges Brassens, grâce à mon père qui l’écoute souvent durant les longs trajets en voiture. Sur la route des vacances estivales, j'ai entendu pour la première fois Le Petit Cheval alors que je n'avais que 4 ans. C'était en août 1981. Au fil des années, j'ai découvert bien d'autres chansons. Dès l'adolescence, Georges Brassens était ancré dans mes racines musicales, au même titre que Jacques Brel, Léo Ferré, Barbara et les autres grands auteurs-compositeurs de la même génération. M’intéressant plus particulièrement à l’univers du poète sétois, je me suis alors mis à réunir ses albums originaux ainsi que divers ouvrages et autres documents, avant de démarrer une collection de disques vinyles à la fin des années 1990. Brassens en fait bien entendu partie. Cet engouement s’est accru au fil du temps et d’évènements tels que le Festival de Saint-Cyr-sur-Morin (31/03/2007) avec l’association Auprès de son Arbre. A l’occasion de la commémoration de l’année Brassens (2011), j’ai souhaité créer ce blog, afin de vous faire partager ma passion. Bonne visite... par les routes de printemps !

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"Chaque fois que je chante une chanson, je me fais la belle." Georges Brassens

dimanche 8 novembre 2015

Georges Brassens, un sétois dans le vent ?

"Et la pop music… Les Beatles ? Quels sentiments vous inspirent ces gens-là, cette musique-là ?"

Cette question que François-René Christiani posa simultanément à Georges Brassens, Jacques Brel et Léo Ferré lors de la fameuse
interview du 06/01/1969 pour RTL a suscité des réponses diverses mais intéressées et intéressantes de la part des trois monstres sacrés de la chanson française. Ce d'autant plus que les liens entre la France et les Beatles se retrouvent aussi bien au sein de l’œuvre de ces derniers qu'au niveau de l'influence de celle-ci sur la vie artistique et culturelle l'hexagone, comme l'explique Eric Krasker dans un dossier consacré au sujet et publié sur le site Yellow-Sub - Toute la vie et l’œuvre des Beatles. Voici la retranscription de leurs échanges:

Georges Brassens : "J’aime beaucoup ça sur le plan musical. Pour ce qui est des paroles, je ne comprends pas l’anglais, alors ça va tout seul."
 
Léo Ferré :
"Comme Georges, j’aime beaucoup sur le plan musical et je ne cherche pas tellement à comprendre les paroles, sauf celles d’une chanson qui s’appelle Hey Jude et qui se termine par une chose qui n’en finit plus, je voudrais bien savoir pourquoi et ce que ce la veut dire. Ce sont des musiciens."
 

Jacques Brel : "Moi, je suis très content que l’on rende publiques les harmonies de Gabriel Fauré. Ils ont ajouté une pédale charleston aux harmonies de Gabriel Fauré. C’est très faurien tout ça et je trouve très bien qu’ils en aient fait une chose populaire. C’est très joli. Pour le reste, j’ai les mêmes ennuis que Georges avec l’anglais, je ne sais jamais exactement de quoi ils parlent, mais je crois que çà n’a pas beaucoup d’importance."

Georges Brassens : "Le tout est de savoir comment les gens les aiment. S’ils les aiment profondément ou s’ils les aiment parce que c’est une mode."

Léo Ferré : "En plus, je crois que, politiquement, ce sont des gens bien."

Arrivée des Beatles à l'aéroport John F. Kennedy (New York), 07/02/1964 © United Press International

Si l'on analyse ces propos de plus près, il est aisé de ressentir, chez nos trois protagonistes, une volonté de ne prendre aucun risque. C'est particulièrement le cas de Brassens qui, comme à son habitude, est pondéré et mesure ses dires. Sa réponse, plutôt laconique, montre bien que, s'agissant d’émettre un avis sur des confrères du métier au cours d'une interview, il ne place volontairement jamais un mot plus haut que l'autre. Ici, il en reste à un bref avis positif, ne prouvant pas qu'il a vraiment écouté les Beatles, bien que ce soit très probablement une réalité. Il les connaissait et les appréciait beaucoup, comme le confirme le journaliste Alain Dister à Jacques Vassal au cours de divers entretiens. [Vassal J., 2011. - Brassens, homme libre - p. 383]

Léo Ferré s'engouffre dans la brèche laissée béante par Brassens et, pour essayer de mieux marquer sa compétence, cite Hey Jude, un des titres les plus récents récents (le 45T simple - Apple R 5722 - est paru le 30/08/1968 en Angleterre) du répertoire des Quatre garçons dans le vent. Il s'interroge sur la fameuse coda de la chanson, longue de près de quatre minutes et se terminant par un fondu (fade-out) progressif. L'auteur de C'est extra a sans doute aussi été intéressé par l'orchestre de trente-six musiciens classiques (dix violons, trois altos, trois violoncelles, deux flûtes, un contrebasson, un basson, deux clarinettes, une clarinette basse, quatre trompettes, quatre trombones, deux cors d’harmonie, des percussions et deux contrebasses) qui intervient à 3'49'' pour jouer l’arrangement écrit par le producteur George Martin. Si devant François-René Christiani, il cherche à mieux comprendre Hey Jude et son côté technique, sans pour autant s'exprimer précisément sur le sujet, Ferré s'en inspirera quelques années plus tard pour enregistrer des chansons d'assez longue durée, avec accompagnement rock. Ainsi en est-il par exemple de La Solitude, parue sur l'album éponyme en 1971. Sur ce morceau, il est accompagné du groupe français Zoo.

Quant à Jacques Brel, qui veut lui aussi faire montre de culture musicale et émettre une opinion, confronte la musique des Beatles avec celle du compositeur post-romantique Gabriel Fauré. Des connivences entre les deux ? Cela paraît peu fondé musicologiquement, quand bien même Fauré est reconnu pour son génie harmonique comme les Beatles ont marqué leur décennie ainsi que les suivantes par l'élaboration et l'innovation qui se dégagent de leur langage musical.

Au final, si Brassens, Brel et Ferré sont tous trois des artistes reconnus, les deux derniers surtout craignent de paraître dépassés vis-à-vis de ce sujet si important dans le monde de la musique de l'époque et qu'ils ne maîtrisent que superficiellement. Ils tiennent à montrer qu'ils sont dans le vent, du moins à en donner l'apparence. François-René Christiani apporte ensuite de l'eau au moulin en orientant la conversation sur mouvement hippie, courant de contre-culture apparu dans les années 1960 aux États-Unis et entre les Beatles et lequel il existe des connexions. Notamment via leur évolution sur le plan personnel et artistique. L'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, par ses influences psychédéliques, son orchestration, sa pochette conceptuelle, synthétise l'essence même du Summer of Love. Série d'évènements de l'été 1967 dans la portée de laquelle les Fab'4 ont joué un rôle également à travers la chanson All You Need Is Love (interprétée et enregistrée dans le cadre de l'émission Our World (BBC 1, 25/06/1967), diffusée en direct par satellite dans le monde entier), qui met l'accent sur les idéaux d'amour, de paix et d'unité véhiculés par la contre-culture hippie.

François-René Christiani : "Ils s’insèrent plus ou moins dans le mouvement "hippie". Que pensez-vous, précisément, de ces hippies ou des beatniks ?"

Jacques Brel : "C’est l’anarchie moderne ! Une forme de refus. C’est quelque chose de nouveau et qui, en tout cas, n’a rien de guerrier, ça c’est déjà sympathique. J’aime beaucoup moins les colliers et tous ces trucs-là, ça me fatigue un peu. Mais ça n’a rien de violent. C’est pas mal ça, si l’on songe que les gens de vingt ans sont élevés depuis toujours pour tuer… Où ça se complique un peu, c’est qu’il y a un petit coup américain dedans ; il y a les Hindous qui s’en mêlent aussi, on ne sait plus très bien."

Georges Brassens : "Il y a toujours un peu de snobisme aussi, les gens qui font semblant de trouver ça bien…"

Jacques Brel : "Oui… mais ça a une couleur qui n’est pas vraiment antipathique."
  
Léo Ferré : "Vous avez la réponse, on aime beaucoup."

L'anarchie, que Brel met en lien avec les hippies, est un concept que l'on retrouve chez aussi chez ses deux compères qui approuvent à leur tour, dans une certaine mesure, le célèbre mouvement des années 1960-1970. A travers cela, tous trois louent le pacifisme et les messages de fraternité et d'amour portés par l’œuvre des Beatles... et que l'on retrouve notamment dans celle, avec son groupe et en solo, de John Lennon. Si les chansons de celui-ci ne sont pas évoquées lors de la fameuse table ronde (et pour cause, les trois grands ne sont pas à l'aise avec la langue de Shakespeare), il est néanmoins intéressant de s'y attarder dans la mesure où l'on peut mettre en exergue des similitudes sur le fond avec celles de nos trois artistes, Georges Brassens en particulier. Le sétois et le liverpuldien n'ont pas été très portés sur les études. Très joueurs, chahuteurs, plus ou moins bagarreurs (Lennon surtout) et enclins à faire les pitres en classe pour amuser les copains et se faire remarquer, ils se sont découvert petit à petit une passion pour l'écriture et la musique, chacun à sa manière et via ses propres goûts. Le cercle familial ayant joué un rôle important pour ce qui est du domaine musical: le 4e art n'a pas manqué de résonner chez les uns comme chez les autres. Malgré tout, compte-tenu de leurs médiocres résultats scolaires, le petit Jo n'a pas mérité d'entrer au Conservatoire tout comme le jeune John s'est vu interdire par sa tante Mimi Smith de jouer de la guitare à la maison: "La guitare c'est bien, John, mais tu ne gagneras jamais ta vie avec ça."

Boulimiques de lecture - Lennon dès sa plus tendre enfance, Brassens dès la fin de sa scolarité, ils n'ont eu de cesse de puiser dans ce réservoir culturel pour trouver leur inspiration en écrivant. Auteurs de chansons plus ou moins autobiographiques, traitant de divers concepts et phénomènes de sociétés, ils affichent cependant une différence importante dans leur parcours respectif: contrairement à Beatle John durant une période, Georges s'est toujours tenu à l'écart des interventions directes dans le champ politique... tout en se défendant en même temps d'être désengagé. Ces prises de positions se retrouvant dans ses chansons, comme nous allons le voir dès à présent.
 
   
En 1968, alors que s'installe le "Printemps de la révolution", Lennon crée Revolution, avec les Beatles. Il y exprime l'idée d'un changement qui s'opèrerait par évolution des mentalités plutôt que par une action violente. Lors du rassemblement londonien devant l'ambassade des États-Unis sur Grosvenor Square, il se trouve dans sa maison de Weybridge, à observer les évènements à la télévision ainsi qu'en lisant la presse underground. De même pour Brassens qui, prudent, restant sur sa réserve, ne traîne pas du côté des barricades parisiennes. Le caractère dirigiste ou vindicatif de certains slogans et graffitis fleurissant ici et là ne lui donne pas confiance. Il préfère faire appel à l'intelligence de chacun, à la réflexion et la remise en question de soi. Ainsi explique-t-il à Louis Nucera: "La seule révolution possible, c'est d'essayer de s'améliorer soi-même, en espérant que les autres fassent la même démarche." Quelle que soit la cause, on ne verra presque jamais le sétois moustachu dans une manifestation, à l'exception de la marche Place de l'Opéra à Paris en 1960, contre l'exécution aux États-Unis de Caryl Chessmann, dont le cas avait passionné les français. La peine de mort, contre laquelle il se positionnera toute sa vie, poussera Georges à signer de nombreuses pétitions abolitionnistes et s'engager sur le plan musical, en écrivant des chansons dans lesquelles il suggère ses idées sans les asséner. Ainsi en est-il de la plus célèbre de toutes: Le gorille. Par ailleurs, on le verra participer à des évènements artistiques contre la peine capitale, comme la soirée spéciale du 30/10/1972 au Palais des Sports de Paris.

Durant les années 1971 et 1972, John va devenir l'incarnation de l'activisme politique de sa génération. Activisme politique amorcé par des chansons comme Power to the People ou Working Class Hero et qui marquera son album Some Time in New York City. Entre temps, il y a eu Happy Xmas (War Is Over), à la fois chant de Noël et chanson protestataire tirant son origine de la campagne publicitaire contre la guerre du Viêt Nam, lancée en décembre 1969 par les époux Lennon dans plusieurs grandes villes du monde. D'autres évènements médiatiques avaient déjà été organisés par le couple Lennon-Ono en faveur de la paix, comme les fameux Bed-Ins for Peace à Amsterdam et à Montréal au printemps 1969. Très souvent, l'on retrouve des chansons pacifistes et antimilitaristes dans la discographie de John. Citons, pêle-mêle: Give Peace a Chance, Instant Karma!, Imagine, I Don't Want To Be a Soldier ou encore Mind Games (Make Love, Not War). Du côté de Georges, cette valeur est tout aussi profondément affirmée, tant en interview que dans ses écrits. S'il n'a pas écrit de chanson sur la guerre du Viêt Nam (un essai rapidement abandonné nous est révélé par Louis-Jean Calvet dans son Georges Brassens paru en 1991), il s'est toujours élevé contre la chose militaire et les conflits de manière générale. En témoignent nombre de titres comme La mauvaise réputation, Corne d'Aurochs, La mauvaise herbe, La guerre de 14-18 ou encore Les deux oncles et Mourir pour des idées dans lesquelles la notion de pacifisme est poussée jusqu'à son paroxysme.

Autre thème sur lequel les deux artistes affichent des similitudes: la foi. Éduqué dans la tradition anglicane, John Lennon s'est montré toute sa vie adepte des valeurs pacifiques du christianisme, du bouddhisme, ou de la méditation transcendantale, mais se montrera en revanche très critique sur les croyances qui leur sont associées. (voir en cela des chansons comme Girl et Sexy Sadie, créées avec les Beatles). Ce mélange de critique et d'indulgence peut rappeler Georges Brassens ou Jacques Brel. Durant son enfance, l'auteur du Mécréant a été partagé entre son père, anticlérical notoire et sa mère, catholique pratiquante, qui entendait lui transmettre sa religion. Ayant fini par s'en affranchir après l'adolescence, il s'est interrogé sur le sujet, comme l'explique Loïc Rochard: "(...) il se demande si ceux qui pratiquent une religion le font par conviction, par habitude ou par confort. Tout au long de sa vie, sur le signe de la foi, il se pose beaucoup de questions sans trouver de réponses: il n'a aucune certitude. Mais, la notion de Dieu existant, il s'en accommode et l'emploie à maintes reprises dans son répertoire. Il connaît bien les Évangiles, il y adhère en partie. Mais il s'interroge sur les bienfaits éventuels de la religion et il n'hésite pas à en dénoncer les travers: l'obscurantisme, l'intolérance. S'il brocarde un certain clergé, il se défend d'être fondamentalement anticlérical." [Rochard L., 2000. - Brassens par Brassens - p. 119] A ce sujet, Philippe Borie nous apporte un excellent complément par le biais de l'étude du Mécréant, sur le site de l'association L'Amandier.

Brassens aimait les femmes et l'amour. Il en a fait un des thèmes centraux de son œuvre, se méfiant des idées générales et se basant sur son expérience personnelle. En découlent nombre de perles comme La première fille, Pénélope, Jeanne, La princesse et le croque-notes, Chansonnette à celle qui reste pucelle, Le blason et bien d'autres, reprises avec talent par Marie d'Epizon dans un album dédié: En souvenir de vous... Marie d'Epizon chante Brassens (2014). Ses rapports avec la gente féminine étaient heureux, bien qu'il ait vécu certaines contrariétés que l'on retrouve par exemple dans P... de toi ou Une jolie fleur (dans une peau d'vache). Ces deux titres ne mettent à chaque fois en scène qu'une personne en particulier. La non-demande en mariage en atteste, Brassens n'a pas gravé son nom au bas d'un parchemin, par conviction. Mais, comme il le dit au cours  d'une interview [Rochard L., 2000. - Brassens par Brassens - p. 83], il a été relativement fidèle, contrairement à Lennon dont le caractère a rendu complexe sa vie sentimentale. Il en aborde le sujet à plusieurs reprises dans son œuvre. Ainsi, Norwegian Wood décrit une scène de séduction dans laquelle la femme semble avoir le dessus. Dans un langage codé que le beatle aux lunettes rondes réprouvera par la suite, il fait en réalité référence à une de ses relations extraconjugales, alors que son mariage avec Cynthia Powell n'était pas heureux. Run For Your Life* met en avant son caractère jaloux et possessif, thèmes que l'on retrouve ensuite dans Crippled Inside et Jealous Guy, issues de sa carrière solo. 


Pour l'anecdote, cette chanson* a été écrite autour du vers "I'd rather see you dead, little girl, than to be with another man", issu d'un vieux blues composé par le guitariste Arthur Gunter et enregistré par Elvis Presley en 1955: Baby let's play house. Utilisé par Lennon, cette locution est une indication de la puissance de sa passion, non une menace. Comme il l'a lui-même expliqué, il ne s'agit que d'un fantasme dans lequel sa véritable personnalité transparaît. [Turner S., 1999. - L'intégrale Beatles - p. 98] Aux côtés de ses deux chansons, issues  de l'album Rubber Soul, des Beatles, se trouve également The Word, autre composition de Lennon qui allait annoncer le concept d'amour "paix et harmonie" de l'ère hippie. Plus tard, sa discographie solo comptait de très belles chansons comme Woman Is the Nigger of the World, visant à dénoncer le traitement fait aux femmes à travers l'histoire, ou encore Woman, déclaration d'amour à Yoko Ono autant qu'un éloge à la femme.


Afin de mieux comprendre les liens complexes que John entretenait avec la gente féminine, il convient de revenir sur ses jeunes années. L'auteur de Imagine a vécu toute son enfance et son adolescence entouré de femmes : sa mère, Julia, ainsi que les quatre sœurs (dont Mary Elisabeth dite Mimi, qui l'a élevé) de celle-ci. Toutes les cinq y sont sans doute pour beaucoup dans son approche du beau sexe. Toutefois, cette jeunesse a été marquée par une certaine instabilité sur le plan affectif, étroitement liée à l'éloignement - fréquemment, dans un premier temps, puis définitif jusqu'au printemps 1964 - de son marin de père. Sans compter les relations particulières avec sa mère et surtout, la disparition brutale de celle-ci dans un accident de la route le 15/07/1958. Toute cette douleur sera retranscrite dans Mother, série de courts verts habillés d'une musique rock tragique et émotionnelle soulignée par la batterie de Ringo Starr. N'oublions pas non plus la très courte My Mummy’s Dead, volontairement enregistrée dans de moins bonnes conditions de manière que Lennon ait l’air de venir d’un passé lointain pour témoigner du drame que fut la mort de sa génitrice, à laquelle il a rendu hommage avec les Beatles, sur une chanson du double album blanc (The Beatles aka White Album): Julia. Dans un tout autre contexte, Brassens a écrit Maman, Papa, rendant hommage à ses parents pour qui il avait une certaine vénération. Entre autre, il y exprime son regret de n'avoir su exprimer ses sentiments à son père comme il l'aurait voulu, et de n'avoir pas suivi, durant son enfance, la voie souhaitée par sa mère.

C'est au poète sétois que revient la conclusion de cette étude, à travers sept sizains d'Antoine Pol rendus célèbres en 1972 et repris quarante ans plus tard par Iggy Pop dans le cadre de son album Après, qui fait la part belle à la chanson française (les Beatles y sont également présents avec Michelle). Pour un hommage à toutes celles qu'on aime...


- Un grand merci à Philippe Jeanjean pour sa collaboration à la rédaction de cet article ! -

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