A propos de ce blog

C'est durant ma petite enfance que j'ai découvert l’œuvre de Georges Brassens, grâce à mon père qui l’écoute souvent durant les longs trajets en voiture. Sur la route des vacances estivales, j'ai entendu pour la première fois Le Petit Cheval alors que je n'avais que 4 ans. C'était en août 1981. Au fil des années, j'ai découvert bien d'autres chansons. Dès l'adolescence, Georges Brassens était ancré dans mes racines musicales, au même titre que Jacques Brel, Léo Ferré, Barbara et les autres grands auteurs-compositeurs de la même génération. M’intéressant plus particulièrement à l’univers du poète sétois, je me suis alors mis à réunir ses albums originaux ainsi que divers ouvrages et autres documents, avant de démarrer une collection de disques vinyles à la fin des années 1990. Brassens en fait bien entendu partie. Cet engouement s’est accru au fil du temps et d’évènements tels que le Festival de Saint-Cyr-sur-Morin (31/03/2007) avec l’association Auprès de son Arbre. A l’occasion de la commémoration de l’année Brassens (2011), j’ai souhaité créer ce blog, afin de vous faire partager ma passion. Bonne visite... par les routes de printemps !

J'ai rendez-vous avec vous

"Chaque fois que je chante une chanson, je me fais la belle." Georges Brassens

vendredi 18 avril 2014

Supplique pour être enterré à la plage de Sète - Philips N° IX (P 77.854 L)

Supplique pour être enterré à la plage de Sète est le 11e album de Georges Brassens, sorti en novembre 1966 sous la référence Philips P 77.854 L. Le graphisme de la pochette reprend celui qui caractérise la série dite 'Faux bois' à ceci près qu'elle est de couleur blanche et ne porte pas de notes écrites par René Fallet, comme c'est le cas de presque tous les autres 33T 30 cm originaux de Brassens. La photo du recto a été prise par Jacques Aubert. Au verso se trouvent les rappels des huit premiers 33T 30cm de Brassens.

Face 1
1. Supplique pour être enterré à la plage de Sète
2. Le Fantôme
3. La Fessée
4. Le Pluriel
5. Les Quatre bacheliers

Face 2
1. Le Bulletin de santé
2. La Non-demande en mariage
3. Le Grand Chêne
4. Concurrence déloyale
5. L'Épave
6. Le Moyenâgeux

dimanche 13 avril 2014

Juliette Gréco et le TNP

A l'invitation de Jean Vilar, du 16 septembre au 23 octobre 1966, le Théâtre National Populaire (TNP) accueille Georges Brassens dans sa salle du Palais de Chaillot, pour 32 récitals (27 soirées et 5 matinées) devant plus de 90 000 spectateurs. La première partie sera assurée par Juliette Gréco. Cette dernière avait elle aussi été soutenue par Jacques Canetti et s'était produite aux Trois Baudets en 1952. Gréco avait acquis une grande notoriété grâce à ses interprétations des plus prestigieux auteurs-compositeurs francophones et dispose d'un riche répertoire. Bien entendu, le poète sétois en fait partie, notamment avec la Chanson pour l'Auvergnat (1954), La Marche nuptiale (1955) et Le Temps passé (1961). Brassens admirait Gréco et sa manière de s'approprier les textes qu'elle chante. Aussi avait-il insisté pour que leurs deux noms aient la même taille sur la grande affiche du TNP.

Juliette Gréco: "C'est Brassens qui a fait l'affiche du TNP. Il a dit à Canetti: "Tu mets Gréco en haut et moi en bas." Je n'étais pas la vedette du spectacle, mais il voulait que ce soit à part égale. Il venait me voir jouer. Quelques mots: "Ça va ? - oui, et toi?" Tout ça avec ce regard qu'il avait, un regard très, très chargé. Puis je l'écoutais, le soir. C'était inexplicable: on reçoit une douche de beauté, de bonheur, de rires, de larmes, une douche de vie et de don de soi." [Dicale B., 2001. Gréco - Les vies d'une chanteuse, JC Lattès, Paris: 745 pp.]

Ce fut leur seule expérience artistique commune et aucune relation durable n'en est née. Les deux artistes sont restés bons camarades, se croisant de temps en temps, au fil de leurs récitals.


mardi 8 avril 2014

Un p'tit coin de paradis

C'est à Montferrier-sur-Lez, dans l'Hérault, que Richard Parreau se produisait en janvier 2005 à l'occasion d'un évènement hommage à Georges Brassens, baptisé Un p'tit coin de paradis. Durant trois jours - les 14, 15 et 16 janvier - qui offrirent entre autre un dîner-récital, une exposition (De Georges à Brassens) ainsi qu'une conférence-débat, les amateurs de musique et de littérature pouvaient à nouveau se réunir, dans une ambiance festive ! Voici un extrait du concert de Richard Parreau, qui interprète Le Roi, Les amoureux des bancs publics et Gastibelza:

mardi 1 avril 2014

Brassens, Verlaine et… Trenet

"Brassens m'aimait beaucoup, étant donné que j'étais le chanteur de sa jeunesse. Mais, dieu merci, il ne s'est pas inspiré de ce que j'ai fait. Il a fait autre chose, une œuvre qui résiste au temps. Parce que, justement, il n'as pas sacrifié à la mode. Il l'a créée." Charles Trenet ["Il n'y a plus de chansons..." (Propos recueillis par J. Théfaine) - Chorus (Les Cahiers de la chanson N°28, juillet-août-septembre 1999]

C’est au printemps 1938 que Georges Brassens, fou de musique et de rimes populaires, est conquis par l’œuvre de Charles Trenet, alors devenu un véritable phénomène avec des titres comme Terre, Boum, Je chante, Y a d'la joie. Le Fou chantant devient une grande source d’inspiration pour ses écrits de l’époque et déclenche son envie de peut-être se faire une place dans la chanson, plus tard. Ce d’autant plus que Brassens est un grand amateur de jazz. Aussi, c’est avec grand intérêt qu’il découvre que Trenet a ainsi mis en musique un poème de Verlaine : Chanson d’automne. Il l’enregistrera sous le titre Verlaine et le 78T sortira en 1941, avec Terre en face B (Columbia  BF217). Un an plus tard, notre sétois passe des vacances estivales dans sa ville natale pour y passer des vacances. C'est à cette époque qu'il va applaudir son idole au théâtre de Montpellier. Il a une trentaine de textes de chansons sous le bras, qu'il souhaiterait lui faire lire. Mais Trenet n'est pas disposé à voir qui que ce soit et Georges sera reçu par le chanteur Roland Gerbeau, qui assure la première partie du spectacle du Fou chantant. [Calvet L.-J., 1991. Georges Brassens - p. 38] Ce dernier a-t-il lu les textes de son jeune admirateur ? Gerbeau nous le raconte:

Les Vigoureux Cacochymes : La File indienne

Maurice Boyer (chant, guitare, harmonica), Jean-Pierre Picard (chant, piano), Gilbert Troutet (chant, guitare) et Paul Parent (Basse) sont les Vigoureux Cacochymes. Ces quatre auteurs-compositeurs-interprètes ont contribué chacun de leur côté à mettre à l'honneur les plus grands noms de la chanson francophone, tant au Canada qu'à travers les pays européens. Réunis sur scène depuis 2004, ils nous offrent de nombreux récitals dont les chansons de Georges Brassens font bien sûr partie. Ici, La File indienne: