A propos de ce blog

C'est durant ma petite enfance que j'ai découvert l’œuvre de Georges Brassens, grâce à mon père qui l’écoute souvent durant les longs trajets en voiture. Sur la route des vacances estivales, j'ai entendu pour la première fois Le Petit Cheval alors que je n'avais que 4 ans. C'était en août 1981. Au fil des années, j'ai découvert bien d'autres chansons. Dès l'adolescence, Georges Brassens était ancré dans mes racines musicales, au même titre que Jacques Brel, Léo Ferré, Barbara et les autres grands auteurs-compositeurs de la même génération. M’intéressant plus particulièrement à l’univers du poète sétois, je me suis alors mis à réunir ses albums originaux ainsi que divers ouvrages et autres documents, avant de démarrer une collection de disques vinyles à la fin des années 1990. Brassens en fait bien entendu partie. Cet engouement s’est accru au fil du temps et d’évènements tels que le Festival de Saint-Cyr-sur-Morin (31/03/2007) avec l’association Auprès de son Arbre. A l’occasion de la commémoration de l’année Brassens (2011), j’ai souhaité créer ce blog, afin de vous faire partager ma passion. Bonne visite... par les routes de printemps !

J'ai rendez-vous avec vous

"Chaque fois que je chante une chanson, je me fais la belle." Georges Brassens

mercredi 15 février 2017

Quelques notes avec Brassens

"Comment vas-tu, galopin ?" C'est ainsi que Georges accueillait Joel Favreau, avec "le plus beau sourire d'homme qu’on puisse imaginer", comme le disait Jacques Brel. Sa grande fierté est d'avoir, à l’aide de sa guitare, déposé quelques notes le long des chansons du maître, avec une complicité musicale, qui avec le temps s’est muée en amitié.
 
Comment était Brassens dans la vie ? Cette question revient sans cesse, intrigue ses admirateurs. "L'homme qui a vu l'ours" témoigne dans ce récit des grandes qualités de cœur de "Georges". L'humour, la générosité sans ostentation, la fidélité, la simplicité bourrue, l'extrême pudeur dissimulée derrière la provocation, ce n'était pas que de la littérature. Mais c’est aussi toute une vie que restitue Joël Favreau, avec ses épisodes émouvants ou cocasses, avec la figure sombre du père, les portraits des artistes qu’il a côtoyés depuis cinquante ans, guitare à la main.

samedi 11 février 2017

Jean-Michel Piton: "J'aime la chanson populaire quand elle rend le beau disponible..."

C'est le samedi 25 février prochain que Jean-Michel Piton viendra chanter ses chansons dans le salon de Bois Baudry. Homme de théâtre qui happe le public par sa seule présence, cet ardent défenseur de la chanson française offre un récital qui glisse sous la peau. Sa voix est chaude, puissante, nuancée, prenante. Son propos est à l'image de ses textes où l'humour et le rire ne sont jamais exclus. Ses textes, d'une écriture ciselée, abordent la poésie du quotidien au plus près du cœur. Juste devant vous, il reprendra certainement les titres phares de ses derniers disques, sans oublier les chansons essentielles de son nouveau spectacle L'homme de la manche, d'après l’œuvre de Bernard Dimey. 

Comme d'habitude, un chapeau passera après le spectacle, puis aura lieu le traditionnel repas partagé,  moment convivial et gastronomique mais certainement aussi musical, avec quelques chansons qui se laisseront entendre pour finir la soirée... Alors... soyez nombreux au rendez-vous !

jeudi 9 février 2017

Georges Brassens interprète ses dernières compositions - 2e Série

Georges Brassens interprète ses dernières compositions - 2e Série (Polydor 530.024) est le disque dont la pochette a popularisé la désormais célèbre photo de Monique Senez montrant le poète sétois à la grille de chez Jeanne et Marcel Planche au 9, impasse Florimont, avec une marguerite à la bouche. Sorti fin 1953-début 1954, il comporte les titres suivants:

Face 1
1. Le vent
2. J'ai rendez-vous avec vous
3. Bancs publics
4. Ballade des dames du temps jadis

Face 2
1. Comme hier
2. Pauvre Martin
3. Brave Margot
4. Il suffit de passer le pont 
5. La cane de Jeanne
6. La Marine
7. Il n'y a pas d'amour heureux

Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare...

"Aragon n'a jamais écrit de chansons. Alors que Desnos ou Prévert composent des poèmes pour les musiciens et les interprètes qui les chanteront, Aragon n'a jamais écrit de poèmes dans cette intention. Pourtant, sa poésie a été, plus qu'aucune autre, mise en musique et chantée: Il n'y a pas d'amour heureux (Brassens), L'affiche rouge (Ferré), C'est si  peu dire que je t'aime (Ferrat) sont des chansons si familières à notre mémoire qu'il semble impossible d'entendre les mots du poème en le détachant de l'air et des inflexions de  la voix qui  les  chante. Pour l'amateur de Brassens ou de Ferré, le poème d'Aragon fait corps avec le reste de l'œuvre ; les poèmes deviennent des chansons, au même titre que celles écrites et composées par Ferré ou Brassens." [Piégay-Gros N., 2007. Aragon et la Chanson - La romance inachevée, Textuel, 132 pp.]

Georges Brassens fut le premier à véritablement populariser des vers de Louis Aragon par le biais de la chanson. Il n’y a pas d’amour heureux, qu'il mit en musique, naquit de la plume d'Aragon en 1943 dans la propriété de l’écrivain René Tavernier, située au 4, rue Chambovet dans le 3e arrondissement de Lyon. Cette œuvre, extraite du recueil La Diane française (1944), exprime une conception de l’amour comme un absolu inaccessible, en l’occurrence dans les conditions qui prévalaient sous l’Occupation. L'auteur y glisse également de nombreuses références à la Résistance, dont il fit partie. Tout au long des sixième et septième entretiens avec Francis Crémieux, datés respectivement du 28/12/1963 et du 03/01/1964, il revient sur le sujet, décode son poème en précisant ainsi qu’il faut donner à son titre un sens restreint au contexte dans lequel il a été écrit.

lundi 30 janvier 2017

A l’ombre des maris chante Brassens à L'Archipel Paris

A l’ombre des maris s’installera au Théâtre de l'Archipel (Paris 10e) du 08/02 au 09/03/2017, tous les mercredis et jeudis à 19H00.

Dix représentations exceptionnelles au fil desquelles Jean-Louis Cassarino (chant, guitare), Louis-François Bertin-Hugault (piano), Georges Gilbert-Cazeneuve (percussions) et Giovanni Licata (contrebasse) vous feront partager leur relecture sensible, originale, ludique et joyeuse du répertoire de Georges Brassens !

Informations utiles:

17, boulevard de Strasbourg
75010 Paris
Métro M4 Strasbourg Saint-Denis

vendredi 20 janvier 2017

Banc Public de retour à Saint-Cyr-sur-Morin (77) !

Banc Public revient sur les planches à Saint-Cyr-sur-Morin (77) le samedi 28 janvier. De nouveaux titres viendront enrichir leur répertoire rendant hommage à Georges Brassens et Boby Lapointe. Ils vous attendent nombreux à la salle polyvalente de la mairie de Saint-Cyr !

Informations utiles:

Hôtel de Ville
Avenue Daniel Simon
77750 Saint-Cyr-sur-Morin

mercredi 18 janvier 2017

Sociologie d'un génie de la poésie chantée: Brassens

Alors qu’il incarnait l’anti-idole par excellence et que ses textes sont souvent exigeants, Brassens a eu de très nombreux admirateurs - de diverses idéologies et de toutes les classes sociales. Il a vendu soixante millions de disques. Toutes sortes de raisons font de Brassens un phénomène social tout à fait singulier : les multiples reprises et versions de ses chansons, y compris dans les dizaines de langues de ses traductions ; le nombre impressionnant d’établissements ou de rues portant son nom ; la diversité des chanteurs-poètes ayant repris ses textes ou composé une chanson en son honneur ; les sites et les fort actives associations qui lui sont dédiés ; la masse des ouvrages et biographies - à peu près deux cents livres - écrits sur lui ; son succès tant sur les ondes, 35 ans encore après son décès, que dans les manuels scolaires, etc.

Cet essai considère Brassens comme un analyseur social tant de la diversité des publics que de la complexité culturelle de la société.